A propos du concert au Zenith de Paris le 8/03/1999


Fan de TOTO, je ne saurais vous décrire mon état d’esprit à 2h à peine de ma première confrontation avec ce groupe mythique. Enfin je vais voir ceux qui m’ont appris par leurs albums ce qu’est la musique.
Il est 18H30, il pleut. L’excitation monte, la queue à l’entrée de Bercy commence à être importante, je m’amuse à faire des pronostics avec mes amis sur les chansons que jouera le groupe. Il est maintenant 20H, je me précipite parmi la meute de fans dans la fosse pour être le plus près possible de mes idoles.
Ca y est, la première partie (Michelle White) est terminée, dans l’obscurité la plus totale l’ambiance est à son paroxysme, tout à coup un son de basse, un rythme sourd qui s’intensifie, l’image de Mindfields apparaît progressivement, les projecteurs s’allument enfin sur une version survoltée de Caught In The Balance, la magie est lancée.
J’étais venu entendre un groupe jouer les chansons que j’aime, c’était mal connaître TOTO. Ce ne sont pas ces chansons si connues que j’ai entendues mais des versions totalement « relookées », contrairement à d’autres artistes, vous ne verrez jamais le groupe jouer la version studio de leurs chansons et c’est ce qui rend leurs concerts exceptionnels.
Coup de cœur de la soirée : un set acoustique d'anthologie composé de Out Of Love, Mama, You Are The Flower, The Road Goes On.
Le concert est terminé mais la musique raisonne encore dans ma tête. Rendez-vous à la prochaine tournée, je ne manquerais ça pour rien au monde.

Benoît




A propos du concert au Zenith de Paris le 8/11/1999


Paris en Automne
19h30, porte de Pantin. Je range mon Fazer auprès d autres motos. Une passante m aborde et me demande quel groupe joue au Zénith ce soir. Je répons en étant sûr que cette personne ne connaîtra pas le nom que je viens d évoquer. Pourtant, elle en connaît des titres et des interprétations des musiciens composant ce groupe ! Elle repartira sans le savoir. Cette ignorance ne se lit pas sur le visage des autres personnes que je vois se rassembler. La file vers le Zénith se fond dans l obscurité. Passage des billets. La fosse n est pas remplie, les gradins à peine. Je regarde la foule. Les T-shirts de Bercy sont bien mis en évidence. Pas de doute, les fans sont présents.

On prend les mêmes
20h30, l excitation est à son comble sur la scène. Un peu de patience et les lumières bleues remplacent la lumière diffuse de la salle. Dès l Intro, on comprend qu'on assistera à un spectacle pratiquement similaire à Bercy. " Caught in The balance " puis " Tale of a Man ". Je commence à écrire l ordre d apparition des morceaux mais pas facile avec un casque à la main gauche. Les morceaux s enchaînent, j arrête de prendre des notes. Steve explique que ce concert est le dernier de la tournée. Pour l instant, aucune différence notable par rapport à Bercy bien que le son soit excellent et que Bobby Kimball soit en voix. La première intervention de Luke tranche la salle dans sa longueur. Le son est fabuleux mais assez aigu et plein de réverb. Steve nous livre un solo teinté d influences blues et également orientales.

Les blagues de Toto
C est pendant le solo de Simon que le concert prendra sa véritable ampleur. Comme pour celui de Steve, Simon nous délivre un nouveau solo bien senti. Il est en effet un spécialiste de cet exercice. Nous montrant qu'il peut faire avec ses pieds ce qu'il fait avec ses mains, Simon commence à tricoter ses deux grosses caisses. Surprise ! Sur l écran, le contenu du petit déjeuner de Simon est affiché. En même temps, les roadies portent ce même petit déjeuner à Simon en le posant sur ses fûts. Simon est bien amusé et continue à tricoter sa double sans aucune perte de rythme. Luke photographie la victime, le groupe est amusé.
Deux minutes de plaisanterie et de performance plus tard, Simon nous refait le coup de l ambidextre totale grâce à ses quatre octobans. Le gentleman laisse place au bûcheron, les années Judas Priest MSG ont servi. Luke explique que Simon, en bon anglais, tient à son petit déj typique chaque matin ce qu a bien relevé Luke et le reste du groupe.

L'imitation de vitesse
Comme pour Bercy, Luke prend sa sèche et nous refait un medley. Puis l ambiance devient planante. Une magnifique interprétation de " Georgie Porgy " tout en douceur grâce au grand arrangeur David. Superbe ! Une réponse à la version guimauve d Eric Benet ?
Si le groupe calme le jeu, les roadies continuent à mettre l ambiance. A " 99 ", un roadie apporte chandelier et bougies puis pose le tout près des claviers de David. Luke chante bien concentré mais ne peut s empêcher de rire en voyant le tableau. C est la dernière et ça se sent.

I introduce you
" Better world " et " Cruel " permettent au groupe d exprimer à la fois force et douceur. Steve passe sa guitare en arrière et présente le groupe. Il commence par Bobby et évoque sa sobriété envers l alcool et le shit. Ça casse. On présente le clavier qui officie en coulisse. C est certainement lui qui balance aussi les séquences qui relèvent les chorus. Puis Simon. Après le petit déjeuner, il va encore en prendre pour son grade. David attaque la bande originale du film " Titanic ". Sur l écran , la célèbre photo de Leonardo et sa belle écartant les bras à l avant du bateau.
Mais la tête de l actrice est remplacée par celle de Simon. Luke reprend les paroles de Céline Dion. Effet dans la salle qui ovationne. Présentation de Mike. Après des éloges sur ses capacités de musicien, Steve nous avoue qu il est aussi le plus marrant de la bande. Sur l écran, une photo de lui avec certainement son fils et portant de travers un chapeau de viking. Le public acclame Mike qui est vraiment très apprécié. Il n arrive pas à parler, son émotion est grande. Il présente Steve. Une nouvelle tuerie. Steve apparaît à l écran, simulant une séance de torture où il est ligoté et porte un masque noir. Une autre photo le montre portant une couche-culotte au-dessus de son jean. Au tour de David. Au préalable, les roadies ont décoré ses claviers avec des drapeaux. Il porte un chapeau haut de forme. Les choeurs ont été présentés. Steve a même permis à chacun d entre eux de jouer un morceau connu qu il a composé.

Rappel automatique
David attaque son solo. A nouveau, il sera différent de celui de Bercy. David va laisser planer un parfum d Orient avant de lancer un furieux " White sister ". Quelle version démente ! Premier rappel. " Child s anthem ". Chaque note de Luke sera chantée par le public. Deuxième rappel. " Hold the line ". Toute l équipe vient sur la scène et salue le public.
Le Zénith sort du rêve. On s arrache les baguettes, les médiators, & Le public est satisfait. Les commentaires vont bon train. En général, la haute performance musicale a été plus ressentie que les blagues de fin de tournée. Mission accomplie.

A chaud
Ce concert ne ressemblait pas à Bercy par son esprit et parce qu il correspondait à la dernière date de tournée. Superbe cadeau que Toto fait à son public français qui n est cependant pas son premier. Le retour de Bobby Kimball a été amplement salué mais il est terni par une dure réalité. Malgré sa bonne volonté, ses performances sont rattrapées par les abus qu il a accumulé dans sa vie. On ne compte plus le nombre de fois où Bobby, visage gonflé et traits sous les chaussettes, se frotte le visage et bouge pour bouger. Ces concerts ont été éprouvants pour lui et cela se voit.
Reviendra-t-il bientôt ? Peut-être. En tout cas, son départ ne serait pas une surprise. Jean-Michel Byron est bien parti sur de plus mauvaises justifications.
Steve Lukather s impose à nouveau comme leader. Ses interventions guitaristiques en ont tué plus d un et ont été bien relevées par un son à la hauteur. Il n est pas étonnant que Simon Philipps ait eu des problèmes de dos l obligeant à se faire remplacer par Gregg Bissonette. Tout son jeu est axé sur le pivotement. Non seulement il pivote sur son siège en permanence mais il fait aussi une séance d élongation à chaque coup de cymbale. Et s il ne contentait que d une& Pendant son solo, les roadies sont venus avec un plumeau pour enlever fictivement la poussière.
Il faut dire qu ils ont réglé leur compte avec le seul batteur qui règle sa batterie avec un niveau d eau. David est non seulement le plus rigolard mais aussi un grand arrangeur. Il fallait le voir imiter Mike Porcaro se couchant sur sa basse à chaque note.
Toto a joué un de ses meilleurs concerts. La fin de la tournée a permis à nos héros de prendre des risques. Steve a improvisé la plupart du temps. Je regretterais cependant qu il n ait pas joué " Little wing " qu il reprend à merveille. Bobby a fait don de lui. Visiblement fatigué, il a laissé sa voix au Zénith.
Le Zénith n est pas Bercy. Les décors ont moins été mis en valeur par la taille de la salle. En contrepartie, l atmosphère y était plus humaine.
Je regretterais l absence d une première partie. Je sais que cela ne se prêtait pas au contexte mais il faut donner la chance à de nouveaux artistes. Michelle White à Bercy avait bien commencé mais ses reprises ont gonflé. Toto a été également une première partie en son temps comme beaucoup d autres groupes. Ne tombons pas dans le travers des musiques qui ne se découvrent pas. Le Rock a cette chance de se renouveler en vieillissant. Et Toto l a encore prouvé un 8 Novembre.
Merci
Pour finir, je ne ferais que reprendre les paroles de Steve Lukather : " Nous ne sommes pas qu un groupe, nous sommes des amis. Vous êtes nous et nous sommes vous ".

Eric "Coyote" Lacombe





A propos du concert au Zenith de Paris le 8/11/1999


Je suis allé voir Toto hier (8 Novembre) à Paris (Zenith). J'ai préféré, de loin, le concert à Bercy il y a environ 3 ans, malgrès la salle que je trouve horrible.
Les guitares de Steve Lukather sonnaient mieux (plus précises). Les voix de Steve & David étaient en harmonie avec le style du groupe. On distingait mieux la basse et la batterie.
Un autre point : le groupe a tendance à jour un peu de Jazz rock. Pour moi, cela relève + de la performance technique que du vrai style de Toto.
Pour ma part, je préfère écouter leurs hits (Africa, Pamela, Stranger in town, Pamela....). Ces titres sonnent mieux en live que la bouillie sonore parfois infligée. La double grosse caisse y contibue largement.
Je pense que Bobby K. devrait plutôt jouer un peu de clavier & de percussions car quand il ne chante pas (et c'est souvent), il semble un peu perdu au millieu de la scène (tout comme leur chanteur que j'avais vu au Zénith, il y a quelques années). Du reste, des percus ne feraient pas de mal au groupe, on en a eu la preuve par le passé.
Pour terminer, je pense que Toto doit composer de nouveaux vrais hits pour ne pas rester simplement sur sa lancée (qui est fantastique, tout de même).
Retournerai-je voir Toto ?
Cela dépendra du prochain album (Ah, s'il pouvait être aussi bon que Hydra , Toto IV ou ToTo XX ). Je reste encore un Fan, mais de la musique de Toto plus que des musiciens de Toto. A mon avis, ils doivent être les meilleurs possibles au service de leur musique. Et je pense que celà était plus vrai, il y a 3 ans à Bercy. 

Jean-Erik Larrivoire





A propos du concert au Zenith de Paris le 8/11/1999

Fan de Toto depuis de longues années, je n'aurais pas voulu manquer le retour de mon groupe fétiche en novembre, apres avoir été transporté au nirvana pendant deux heures lors du concert de mars à Bercy!!!
Je me faisais une joie de retrouver cette musique et ce son ......mais je dois avouer que j'ai passé le concert avec du papier dans les oreilles, tellement ce son (si bon d'habitude) penchait plus vers la purée que vers la hifi !Il faut quand même dire que c'était pourri dans la fosse , mais lorsqu'on allait plus au fond de la salle , celadevenait meilleur !
Dommage de ne pas avoir pu profiter comme il se doit des performances des zicos, dont les oreilles devaient être encore plus fatiguées que les miennes, mais certainement moins que celles de l'ingénieur du son.
Malgré ça , je me suis quand même retrouvé scotché au mur par un solo de batterie....(comment dire ? y a t il un adjectif pour une telle merveille ?) Merci Simon!
Quant à Luke , je n'ai pas entendu grand chose de ses chorus endiablés lorsqu'il jouait dans les graves, mais les aigus , je les entend encore sous forme d'un sifflement .....
Autre réserve sur le fait que Paich n'en a chanté qu'une seule, il était plus "présent" lors des autres tournées que j'ai vues ( Tambu tour et Kingdom of desire tour).
En bref je suis un peu (seulement un peu , malgré tout ce que j'ai dit ! ) déçu , mais cela ne m'empêchera pas d'y retourner dans quelques années....
Allez les gars , reposez vous bien et faites nous un album du diable !....On l'attend déjà!

L. F